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Je suis un frogs du Québec

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Je suis un frogs du Québec
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15 août 2013

Propos haineux et raciste des RedNeck Anglos,sur les victimes de Lac-Mégantic.

Chandelles

Blagues haineuses sur une page Facebook à propos des victimes de Lac-Mégantic.

C est le propos le plus méprisants que j ai eu l occasion de lire sur nous les francophones du canada, de la part des rednecks ou ((Anglos)) du Canada de prendre une tragédie pour en rire,les mots me manque,a vous d en juger.

Lire l article ci dessous important.

130706_l45pr_explosion-lac-meganticMusic café

Le Frogs.

 

Enfin, le site haineux anglophone ridiculisant les victimes du désastre de Lac-Mégantic a été fermé!

Extrait de l'article du Journal de Montréal publié le 25 juillet 2013

La tragédie de Lac-Mégantic a inspiré une page ­Facebook d’un goût fort douteux. Créée le 10 juillet dernier, la page s’intitule The Lac-Mégantic Train ­Disaster Was Hilarious et son auteur, un anglophone, y tient des propos haineux, notamment à l’endroit des 47 victimes en précisant que, puisqu’elles provenaient toutes du «Gaybec [Québec], rien de valeur n’a été perdu». Choqués, des internautes affirment avoir alerté les autorités au sujet de cette page. L’auteur de cette page se couvre d’un ridicule absolu en écrivant plus loin, «Avez-vous déjà essayé de l’Habitant frit?»

Dans une illustration qui donne des nausées, on voit une locomotive équipée de deux canons. Avec le ­brasier derrière elle, le wagon de tête souriant et fier de son œuvre crie victoire en disant «Bravo, nous avons eu la salope».

Voici des exemples des indécences que l'on pouvait lire sur la page Facebook:

image

Extrait de l'article du Huffington Post publié le 30 juillet 2013

Traduction libre: «Les plaintes qui étaient logées contre la page Facebook en vertu d'harcèlement offrait une réponse de Facebook disant que le site n'avait pas été enlevé.»

Lien vers l'article du Huffinton Post en anglais

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11 août 2013

Eugenie Bouchard ou génie bouchard et mon dégout.

eugenie boucharde

 L assimilation ne ce fait pas seulement hors Québec ce qui est le plus surprenant Eugénie Bouchard ou génie Bouchard, joueuse de tennis canadienne et de sont assimilation a la langue Anglaise pour une Québecoise de ((souche du père))elle est née 25 février 1994  précisement a ...Montréal arrondissement Westmount,comment sont père francophone  a t il laisser les choses comme ca? aller jeter un oeil sur les comptes facebook et twitter de genie Bouchard,et vous aller tout comprendre.Pour finir pourquoi ne donne t elle pas d interview sur les réseaux de radio ou télévision francophones? et bien la réponse c est qu elle a beaucoup de de difficulté a faire une simple phrase complet en francais une vrais honte pour elle et les parent,et pour nous.

Le frogs.

2 août 2013

Québec annonce de nouvelles règles de l immigration.

Drapeau du Québec#2

QUÉBEC - Le gouvernement du Québec annonce l'entrée en vigueur de nouvelles règles et procédures d'immigration afin de sélectionner les candidats selon les domaines de formation les plus recherchés sur le marché du travail québécois.

Québec veut aussi améliorer la gestion des demandes afin de maximiser l'apport des immigrants à la société et de valoriser davantage la maîtrise du français.

La ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles et ministre responsable de la Charte de la langue française, Diane De Courcy, veut que les personnes qui choisissent le Québec puissent non seulement vivre et travailler en français, mais qu'elles puissent aussi se trouver plus facilement un emploi.

Ces nouvelles règles feront en sorte que les candidats à l'immigration devront démontrer une meilleure connaissance du français qu'auparavant. Une nouvelle liste des domaines de formation sera également mise en application afin de mieux arrimer l'immigration aux besoins actuels du marché du travail.

Les candidats sélectionnés pourront, depuis l'étranger, accroître leur maîtrise du français, notamment grâce aux cours de français en ligne offerts par le gouvernement. Ils pourront aussi être dirigés vers les partenaires du ministère, disséminés dans 30 pays et avec qui des ententes ont été signées.

De nouvelles règles entreront en vigueur le 31 mars prochain pour les demandes de certificat de sélection présentées par des candidats travailleurs qualifiés, investisseurs, entrepreneurs et travailleurs autonomes.

Quand pensez-vous?

Le frogs.

2 août 2013

L hymne national du Canada et origine.

 Canada est l'hymne national du Canada. La musique a été écrite par Calixa Lavallée, et les paroles par sir Adolphe-Basile Routhier. Il a été chanté pour la première fois le 24 juin 1880 lors d'une célébration de la Saint-Jean-Baptiste pendant le Congrès national des Canadiens Français, dans la ville de Québec, mais n'est devenu l'hymne national du Canada que le 1er juillet 1980, un siècle après[1].

C'était à l'origine un chant patriotique canadien-français composé pour la Société Saint-Jean-Baptiste. Le chant est devenu de plus en plus populaire et, au cours des années, il est apparu de nombreuses versions anglaises. La version anglaise officielle est tirée de celle composée en 1908 par le juge Robert Stanley Weir. Elle incorpore les changements apportés en 1968 par un comité mixte du Sénat et de la Chambre des communes. La version française n'a pas été modifiée.

Lors de sa visite au Canada en 2002, Jean-Paul II a chanté les vers « Car ton bras sait porter l'épée, Il sait porter la croix ! »pour rappeler les origines chrétiennes du pays et de l'hymne.

Version originale.

La version originale était le chant patriotique des Canadiens français en 1880.

Ô Canada ! Terre de nos aïeux,
Ton front est ceint de fleurons glorieux !
Car ton bras sait porter l'épée,
Il sait porter la croix !
Ton histoire est une épopée
Des plus brillants exploits.
Et ta valeur, de foi trempée,
Protégera nos foyers et nos droits,
Protégera nos foyers et nos droits.
Sous l'œil de Dieu, près du fleuve géant,
Le Canadien grandit en espérant.
Il est né d'une race fière,
Béni fut son berceau.
Le ciel a marqué sa carrière
Dans ce monde nouveau.
Toujours guidé par sa lumière,
Il gardera l'honneur de son drapeau,
Il gardera l'honneur de son drapeau.
De son patron, précurseur du vrai Dieu,
Il porte au front l'auréole de feu.
Ennemi de la tyrannie
Mais plein de loyauté,
Il veut garder dans l'harmonie,
Sa fière liberté ;
Et par l'effort de son génie,
Sur notre sol asseoir la vérité,
Sur notre sol asseoir la vérité.
Amour sacré du trône et de l'autel,
Remplis nos cœurs de ton souffle immortel !
Parmi les races étrangères,
Notre guide est la loi :
Sachons être un peuple de frères,
Sous le joug de la foi.
Et répétons, comme nos pères,
Le cri vainqueur : « Pour le Christ et le roi ! »
Le cri vainqueur : « Pour le Christ et le roi ! »
.
 

Version francophone officielle.

Ô Canada !
Terre de nos aïeux,
Ton front est ceint de fleurons glorieux.
Car ton bras sait porter l'épée,
Il sait porter la croix ;
Ton histoire est une épopée
Des plus brillants exploits
Et ta valeur de foi trempée,
Protégera nos foyers et nos droits,
Protégera nos foyers et nos droits.
 

Version anglophone officielle.

O Canada!
Our home and native land!
True patriot love in all thy sons command.
With glowing hearts we see thee rise,
The True North strong and free!
From far and wide, O Canada,
We stand on guard for thee.
God keep our land glorious and free!
O Canada, we stand on guard for thee.
O Canada, we stand on guard for thee.

Je m adresse spécialement au Anglos et redneck du canada qu a chaque fois que vous chanter L hymne a national du canada,dites vous bien vous chanter le au canada des Canadiens Francais,bande d ignard.

Le frogs

26 juillet 2013

Les Red Neck Canadiens

redneckLe ridicule des anglos Canadien les (redNeck)

L'étymologie exacte du terme est discutée.

Les presbytériens originaires d'Écosse ou d'Ulster étaient surnommés rednecks au XVIIe siècle, du fait d'écharpes rouges qu'ils portaient en signe d'appartenance religieuse. L'immigration écossaise et irlandaise aux États-Unis, et la présence de ces immigrés dans les campagnes, auraient pu occasionner l'importation du terme[1],[2].

Une autre étymologie possible — et plus souvent évoquée — vient des coups de soleil dont souffriraient les habitants des campagnes, souvent agriculteurs, du fait de leurs conditions de travail à l'air libre[3], à l'image de l'expression française « avoir le sang bleu », qui désignait les nobles car ils avaient la peau très blanche[4], entre autres par manque de travail au soleil.

Le terme devient particulièrement populaire après la guerre de Sécession, pour désigner les habitants blancs pauvres, généralement déclassés par la guerre, du Sud des États-Unis. La popularité du terme a engendré son importation dans le reste des États-Unis, ainsi que dans le langage courant du Canada anglophone. Il est aujourd'hui employé, soit de manière méprisante, pour désigner des habitants des campagnes américaines ou canadiennes — souvent supposés ignares, alcooliques et chauvins, voire, dans les cas extrêmes, dégénérés — soit sous une forme de revendication humoristique et identitaire, par les ruraux nord-américains eux-mêmes, ou par des personnalités revendiquant leur milieu ou leur origine populaires[5],[6].

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26 juillet 2013

Loyalistes au Québec,et au Canada.

Drapeau de l Empire des loyalistes UnisDrapeau de l Empire des loyalistes Unis

Loyaliste, ou Loyaliste de l'Empire-Uni, était le nom donné aux colons vouant loyauté à la couronne britannique suivant la déclaration d'indépendance des États-Unis en 1776 et la victoire des colons durant la guerre d'indépendance des États-Unis en 1783. Ils ont décidé de s'exiler dans la province de Québec située au Nord, car leur loyauté envers le roi d'Angleterre était encore très forte suite à l'indépendance des États-Unis. Les soldats, les miliciens britanniques, les collaborateurs de l'armée britannique ainsi que les prisonniers de droit commun furent expulsés.

Le gouverneur James Henry Craig au Canada continue la politique de nouvelles implantations établies en Irlande par les Britanniques. Il octroie des terres et une prime d'installation pour tous les nouveaux colons anglais s'installant au Canada. Ainsi, la défaite des troupes britanniques à la bataille de Yorktown en octobre 1781, face aux généraux La Fayette, Rochambeau et Washington, provoque-t-elle indirectement l'arrivée de 6 000 nouveaux « colons » britanniques, face aux 90 000 français établis au Québec, bouleversant ainsi l'équilibre démographique, qui était très favorable aux aux descendants des français. En effet, les troupes de Rochambeau et Lafayette choisirent majoritairement de rester aux États-Unis plutôt que de s'installer au Québec, dans la colonie britannique du Canada.

Pour éviter un soulèvement des propriétaires terriens francophones du Québec, les loyalistes choisirent de s'établir à l'ouest de la rivière des Outaouais, à l'ouest de la capitale fédérale actuelle : Ottawa, (aujourd'hui l'Ontario). Cependant, plusieurs d'entre eux se sont fixés dans le futur Québec, dans les régions des Cantons-de-l'Est et de la Gaspésie; d'autres s'installent au Nouveau-Brunswick, « colonie loyaliste » créée en 1784 par le Royaume-Uni à partir de la partie nord de la Nouvelle-Écosse, et en Nouvelle-Écosse même. On estime à 30 000 le nombre de loyalistes qui se sont établis dans les futures Provinces maritimes du Canada[1].

L'arrivée de 10 000 loyalistes américains entre 1783 et 1791 et leur répartition dans la colonie entraîne, par l'Acte lconstitutionnel de 1791, la scission de la Province de Québec en un Haut-Canada anglophone peuplé de loyalistes, et un Bas-Canada francophone à l'est de la rivière des Outaouais. L'occupant britannique n'a jamais consulté les descendants des français de la Nouvelle-France mais leur a imposé ces nouveaux colons et leurs institutions, pensant accélérer leur assimilation à la langue anglaise. Les britanniques du Haut-Canada ont interdit l'usage et l'instruction en français pendant plus de cent ans[2].

Après la guerre d'indépendance, le traité de Paris prévoyait le retour des loyalistes aux États-Unis. Le Congrès devait inciter les États à les réintégrer, à abolir les lois anti-loyalistes et à leur rendre les biens spoliés[3]. La Nouvelle-Angleterre appliqua ces recommandations, ce qui permit le retour de nombreux loyalistes[3]. Mais la situation était plus difficile dans le Sud et à New York et le retour à la normale nécessita plus de temps[4].

25 juillet 2013

Sécession canadien.

Drapeau du Canada #2

Nous ne somme pas les seuls au Québec qui veuille se séparer du reste du Canada,mais pas pour les memes raisons

Le séparatisme albertain défend la sécession de la province canadienne de l'Alberta ou bien revendique une sécession avec les trois autres provinces de l'Ouest (Colombie-Britannique, Saskatchewan et Manitoba), ou encore exige l'annexion de l'Alberta aux États-Unis.

Le mouvement séparatiste émergea en réaction au sentiment d'aliénation de l'Ouest canadien déclenché par le rejet du programme énergétique national, destiné à centraliser les richesses de la province lors de la crise énergétique de 1980.

Le politicien séparatiste Gordon Kesler fut élu à l'Assemblée législative de l'Alberta dans une élection partielle à Olds-Didsbury en tant que candidat du Western Canada Concept. En réponse, le premier ministre Peter Lougheed proclama la tenue d'une élection en 1982 qui vit la défaite de Kesler aux mains des progressistes-conservateurs.

Après que Brian Mulroney ait succédé à John Turner à la tête du pays, l'élément séparatiste se démantela progressivement. Cependant, sous le gouvernement Paul Martin, la fierté albertaine est en résurgence, bien qu'elle soit assez éloignée des mouvances séparatistes.

Le Parti de la séparation de l'Alberta a obtenu seulement 0,5 % des suffrages et n'a pas été élu dans aucune circonscription. L'Albertain Stephen Harper est perçu comme étant en faveur à l'unité albertaine au sein du Canada.

Des désaccords relatifs à la loi canadienne sur la santé, à un possible impôt sur le carbone et au régime de pensions du Canada risquent de faire durcir les positions de politiciens comme Ralph Klein ou Mark Norris, qui ont fait valoir la possibilité de séparation si ces difficultés n'étaient pas résolues dans un court ou moyen terme.

Un sondage du Western Standard montre d'ailleurs que 42 % des Albertains et 32,6 % des habitants de l'Ouest seraient favorables à l'idée de former une nation ; la question posée par les sondeurs a toutefois été critiquée comme étant trop vague.

23 juillet 2013

Orangistes Irlandais au Québec haine et racisme.

 Je me pose la question suivante,pourquoi nous en veulent-ils? nous les avons accuillie a bras ouvert au Québec durant le grande famine de la pomme de terre entre 1845 et 1849,100.000 Irlandais émigrants quitterent l Europe a destination de Québec,Alors pourquoi cette haine et racisme envers nous?

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Les minorités francophones
au Canada

 

et les lois antifrançaises

 

L'idéologie orangiste

Au lendemain de la création de la Confédération canadienne (1867), les francophones de plusieurs provinces anglaises assistèrent, impuissants, à l'adoption de plusieurs lois et réglementations antifrançaises et anticatholiques au Canada anglais, notamment en qui ce qui a trait aux écoles confessionnelles à l'extérieur du Québec.

 

Le mouvement orangiste au Canada

 

Cette attitude antifrançaise et anticatholique puisait sa source, entre autres, au fait que beaucoup de loyalistes, qui sont venus s'installer au Canada, étaient des «orangistes» convaincus. Les orangistes préconisaient une doctrine anticatholique et antifrançaise, inspirée par la reconquête en 1690 de l'Angleterre par le prince protestant Guillaume III d'Orange (1650-1702) en anglais "William III of Orange". Celui-ci mena une lutte sans merci contre les ambitions françaises en Flandre et devint ainsi le plus grand ennemi du roi Louis XIV.

En 1830, le journaliste et politicien Ogle Robert Gowan (1803-1876) fonda à Brockville en Ontario la Loyal Orange Association of Canada («Association loyale d'Orange du Canada»), une société protestante affiliée au mouvement orangiste mondial originaire de l'Irlande du Nord. Le nombre des loges orangistes augmenta rapidement dans la plupart des colonies britanniques, notamment au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse, à l'Île-du-Prince-Édouard, dans l'Ouest canadien, même au Québec (23 000 membres chez les seuls anglo-protestants répartis dans quelque 45 loges, surtout dans l'Outaouais, les Cantons de l'Est et à Montréal).

 

À la fin du XIXe siècle et au début du XXe, un Canadien anglais sur trois était membre de cette organisation prônant la suprématie anglo-saxonne blanche, équivalant aux WASP des États-Unis ("White Anglo-Saxon Protestants"). À partir de 1920, le mouvement orangiste perdit de l'ampleur, mais il y avait encore près de 100 000 membres qui garantissaient la pérennité des quelque 2000 loges présentes au Canada. En 1972, on dénombrait le même nombre de membres dans tout le Canada. Il y eut plusieurs premiers ministres provinciaux orangistes dans la plupart des provinces (Ontario, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, etc.).

 

Le mouvement orangiste fut très important au Canada; il a exercé une influence considérable sur la vie sociale et politique canadienne à un point tel qu’il s'est retrouvé impliqué au cœur des conflits linguistiques et religieux qui ont bouleversé l'histoire du Canada. Le mouvement orangiste donna naissance à un groupe encore plus intolérant et raciste, le Ku Klux Klan canadien, qui connut ses racines les plus profondes dans les petites villes de la Saskatchewan en raison du «péril jaune», mais aussi à cause des Noirs et des catholiques.

 

 

 

 Les luttes scolaires

Pendant des décennies, le Canada fut victime des luttes scolaires et religieuses. Ces nombreuses luttes scolaires de la part des minorités francophones au Canada anglais ont eu de nombreuses conséquences. Malgré l'anglicisation d'une partie croissante de leur effectif, ces communautés minoritaires organisèrent durant des décennies la lutte pour leur survivance. L'Église de Rome fut souvent appelée à arbitrer ces conflits, mais elle s'est généralement rangée du côté des évêques irlandais qui considéraient que la pratique du catholicisme hors du Québec passait par l'usage de la langue anglaise. L'Église de Rome, pour qui tout nationalisme paraissait suspect, s'est toujours montrée conciliante à l'égard des assimilateurs anglo-canadiens.

 

- La Nouvelle-Écosse

 

Déjà, en 1864, la Nouvelle-Écosse avait adopté une loi sur les écoles publiques, l'Education Act, dite loi Tupper, qui faisait de l'anglais la seule langue d'enseignement. En effet, la loi instaurait un enseignement unilingue anglais et non confessionnel, tout en supprimant toute subvention aux écoles catholiques et francophones. Pour les Acadiens, cette loi équivalait à leur assimilation culturelle, religieuse et linguistique. Ce fut une période sombre pour l'évolution de la culture française dans cette province. Durant presque un siècle, la plupart des enfants francophones durent fréquenter l'école anglaise. Dans les districts ruraux, très peu d'élèves terminèrent leur école primaire. Dans les villes, seule une minorité d'élèves réussit à terminer leur secondaire. Mais tous les manuels demeurèrent en anglais, de même que les examens provinciaux. Quant aux enseignants, ils  furent tous formés au Teachers College de Truro.

- Le Nouveau-Brunswick

 

En mai 1871, le gouvernement provincial du premier ministre George Edwin King décida de faire disparaître les «écoles de paroisse» où l'on enseignait le français et la religion catholique. Il fit adopter la Common School Act ("Loi sur l'école commune"), qui spécifiait que l'école publique était dorénavant «neutre» ("neutral"). Dans ces écoles, il fut interdit aux enseignants d'enseigner le catéchisme et de porter des symboles religieux distinctifs, ce qui empêchait les communautés religieuses de fournir du personnel qualifié. Les parents francophones furent tenus de payer une double taxe scolaire pour envoyer leurs enfants dans des écoles privées ou accepter, à l'encontre des recommandations de leur clergé, de les acheminer dans les écoles publiques gratuites en anglais. Cette mesure discriminatoire souleva même une émeute dans la petite ville de Caraquet. Les élites acadiennes en appelèrent aux tribunaux et au Parlement fédéral pour désavouer cette loi, mais ce fut sans succès.  L'Île-du-Prince-Édouard

Dès 1873, les autorités provinciales pratiquèrent une politique d'assimilation qui eut pour effet de mener les Acadiens à la quasi-disparition des acquis, notamment en matière scolaire: les écoles française furent interdites. Des historiens soutiennent qu'en 1876 la province de l'Île-du-Prince-Édouard aurait adopté une Official Language Act («Loi sur la langue officielle»). Celle-ci aurait fait de l'anglais la seule langue des registres, de la publication des journaux et lois de la Législature, ainsi que dans les tribunaux. Mais les lois adoptées avant 1862 furent refondues sous le titre "The Acts of the General Assembly of Prince Edward Island from the establishment of the Legislature in the thirteeth year of Reign of His Majesty the King George the Third, A.D. 1773". Cette refonte ne reprenait ni tous les titres des lois adoptées au cours de cette période, ni l'intégralité de leur texte. Il paraît donc impossible de vérifier l'existence de nombreuses lois autrement que par leur seul titre. Plusieurs lois scolaires, restrictives pour le français, auraient existé: 1830, 1834, 1837, 1841, 1847, 1861, 1880. Cependant, les registres provinciaux ne contiennent plus les textes des lois

- L'Ontario

 

Quant à la province de l'Ontario, elle se rendit célèbre par son Règlement 17 qui interdisait l'enseignement en français au-delà des deux premières années du niveau primaire dans les écoles de la province. Les élites canadiennes-française se mobilisèrent pour faire respecter l'article 93 de la Loi constitutionnelle de 1867, mais cette disposition constitutionnelle se révéla inefficace pour la protection des droit des minorités francophones, du fait qu'une disposition semblait trop exposée aux pressions politiques de la majorité anglophone. Par ailleurs, l'interprétation qu'en fit en 1916 le comité judiciaire du Conseil privé de Londres apparaît aujourd'hui restrictif: «Les droits linguistiques ne jouissent d'aucune protection au plan constitutionnel, à l'exception de l'usage du français devant les tribunaux et aux parlements d'Ottawa et de Québec.»

 

- Le Manitoba

 

La loi de 1870 créant la province du Manitoba, c'est-à-dire la Loi sur le Manitoba, accordait une protection aux écoles séparées francophones (article 22) et établissait le bilinguisme officiel au sein du Parlement (article 23), tout comme pour le Québec. Cependant, tout bascula en 1890 avec l'adoption de la fameuse Official Language Act (ou Loi sur la langue officielle), qui fit de l'anglais la seule langue des registres, des procès-verbaux et des lois du gouvernement manitobain. L'anglais devenait aussi la seule langue permise dans toutes les activités judiciaires. 

 

Dans la province du Manitoba, Wilfrid Laurier, fraîchement élu premier ministre du Canada en 1896, avait refusé de désavouer la loi provinciale. Le compromis dit Laurier-Greenway ne rétablit pas le système des écoles séparées, mais permit à nouveau l'enseignement religieux, selon certaines normes, dans les écoles publiques. Toutefois, un règlement sur les écoles, appelé le «compromis Laurier-Greenway», comprenait une disposition permettant l'enseignement d'une autre langue que l'anglais dans les «écoles bilingues», là où 10 élèves ou plus parlaient cette langue. Il s'agissait de consacrer une demi-heure par jour à l'enseignement de la religion en français. Ce compromis fut de courte durée, car de nouveaux règlements annulèrent cette disposition en 1896 et firent de l'anglais la seule langue d'enseignement dans toutes les écoles publiques du Manitoba. 

- La Saskatchewan et l'Alberta

 

En 1905, lors de la création des provinces de la Saskatchewan et de l'Alberta formées à même les Territoires du Nord-Ouest, aucune garantie constitutionnelle ne fut accordée aux minorités franco-catholiques de ces nouvelles provinces, alors que le gouvernement fédéral ne manifestait pas de volonté pour protéger ces droits, pas plus qu'il ne l'avait fait lors des conflits scolaires au Nouveau-Brunswick et au Manitoba. La loi scolaire de l'Alberta, l'Alberta School Act adoptée en 1905, imposa l'anglais comme seule langue d'enseignement, tout en autorisant un certain usage du français dans les classes primaires. En Saskatchewan, la School Act de 1909 fit de l'anglais la seule langue d'enseignement, mais permit usage limité du français dans les classes primaires. En 1927, le Ku Ku Klan de cette province mena une campagne contre l’enseignement en français, le port de l’habit religieux et la présence de crucifix dans les écoles.

 

En 1929, une troisième loi de la Saskatchewan abolissait encore le français dans les écoles; cette loi reprenait et explicitait celle de 1918. En 1931, une modification à la Loi scolaire imposait l'anglais comme unique langue d'enseignement dans les écoles publiques de la province. Le français étant interdit durant les heures normales de classes, mais il était permis d'offrir des cours de français après la classe. Malgré la pénurie d'enseignants,

le gouvernement interdit l'embauche d’enseignants formés au Québec et détenant un brevet d'enseignement obtenu dans cette province; il rendit illégal tout brevet d’enseignement non obtenu en Saskatchewan.  Les Territoires du Nord-Ouest

Un autre recul du français a pu être observé dans le cas des Territoires du Nord-Ouest, annexés au Canada en 1869. Par la Loi sur les Territoires du Nord-Ouest de1877, la Constitution de ces territoires garantissait le bilinguisme à l'Assemblée législative et dans les tribunaux. Toutefois, le 22 janvier 1890, le député conservateur D'Alton McCarthy présenta un projet de loi à la Chambre des communes pour modifier la Loi sur les Territoires du Nord-Ouest et abolir le caractère bilingue de ce territoire canadienne. Il précisait ainsi son objectif: «Mon seul désir est de travailler au bien général et l'on verra, je crois, que notre intérêt le plus véritable est de travailler à établir dans ce pays l'unité de race avec l'unité de la vie nationale et l'unité de langage.» Une ordonnance de 1892 fit de l'anglais la seule langue possible dans les écoles et les tribunaux.  Le Conseil des Territoires du Nord-Ouest abolit ensuite les écoles séparées, c'est-à-dire catholiques et françaises.L'identité canadienne-française

En même temps, les Canadiens de langue française durent modifier les paramètres de leur identité. Au lieu de rester confinée au Québec, cette identité canadienne-française s'est étendue à toutes les communautés francophones du Canada. Ce faisant, l'identité francophone pan-canadienne heurta beaucoup d'anglophones peu enclins à encourager l'usage du français hors Québec. Le nationalisme franco-canadien et, par le fait même, la survivance du français au Canada se développèrent chez toutes les élites francophones, y compris au Québec. La thèse du «pacte des deux peuples fondateurs» fut reprise par l'abbé Lionel Groulx (1878-1967) et invoquée par plusieurs autres nationalistes au Québec. En réalité, ce fut une période qui marqua le recul constant de la situation du français dans des secteurs importants de la vie politique, sociale et économique. 

 

Les Canadiens français mettront du temps à comprendre que, s'ils avaient subi depuis 1867 toute une série de restrictions de leurs droits scolaires, c'était beaucoup plus parce qu'ils étaient «francophones» que parce qu'ils étaient «catholiques»; de leur côté, les catholiques anglophones du Québec n'ont jamais connu ce genre de problème. Néanmoins, cette vision du «Canada français catholique» ne maintiendra jusqu'à la Révolution tranquille du Québec, alors que le nationalisme québécois eut pour effet de marquer une rupture idéologique entre le Québec et les minorités francophones du reste du Canada. Le lien de solidarité s'est brisé entre ces minorités francophones et la majorité francophone du Québec. Les Québécois ont, en quelque sorte, laissé tomber les francophones hors Québec considérés comme définitivement «perdus», ce qui n'est pas le cas. En même temps, les francophones du Québéc ont cessé de revendiquer leur identité «canadienne-française» pour l'identité «québécoise». Dorénavant, les Canadiens français allaient désigner les «francophones hors Québec».

Source ulaval.ca

Signé frogs.

 

 

 

 

 

 

 

 

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